•  I- Le contexte

     1. La montée des idéaux politiques

     La bande à Bader (Faction Armée Révolutionaire)On peut faire débuter la naissance des unités antiterroristes à la suite des événements de Mai 1968. Alors vous allez me dire, qu'en tant que militaire, ce n'est pas étonnant ! Mais vous allez comprendre mon raisonnement.

     Mai 1968, c'est la volonté des peuples (il n'y a pas eu qu'en France que les choses ont bougé) de créer un autre modèle de société permettant plus d'espace de liberté, d'épanouissement et de choix individuels pour soi, sa famille, ses enfants, son avenir.

     Les pensées s'émancipent, tentent, testent, créent des courants, des modèles. Le peuple veut être maître de son destin, le marxisme apparaît comme la panacée, toute institution qui empêche ce mouvement d'émancipation, de liberté, est honnis (Les politiques, la police, l'éducation, l'église...). On en arrive à se demander si l'anarchie ne serait pas le meilleur des systèmes sociétales !

     Dans ce bouillonnement de pensées, menés par les élites intellectuelles, les médias qui prennent de plus en plus de place au sein même de la famille, tous les soirs (Démocratisation des technologies, télévisions, radios, journaux) et le monde politique que cherche à surfer sur cette vague afin de garder encore la tête hors de l'eau, apparaît le concept de la résistance à tout ce qui peut apparaître comme de l'oppression.

    Et comme sur un mot on peut y mettre pleins d'idées générales ou personnelles, l'oppression peut être montrée du doigt au travers des institutions, des courants de pensées, des opinions de personnalité ayant accès au pouvoir, et en général, tout ce qui impose des obligations (Les lois, les règlements, la morale,) et donc les institutions qui vont avec.

     

    Jacques Mesrine Le Banditisme, ainsi montré comme « la résistance à la société conservatrice et totalitaire » (Avocat de MESRINE lors d'un des nombreux procès de ce monsieur qui ira même jusqu'à faire le parallèle avec Jean Moulin), apparaît de plus en plus comme un exutoire de nos utopies.

    On envie même ces hommes ou ces femmes qui eux, ont eu le « courage », d'agir. Lorsque la police se « casse » les dents sur un ennemi déclaré après une suite de braquage, le lambda, en lisant son journal, intérieurement, jubile de voir l'état être enfin mis en échec.

     Pour l'instant nous ne sommes que dans l'esprit du banditisme qui touche le politique.

     Mais lorsque cet esprit devient réalité sur le terrain, là, le mélange devient détonnant et va embraser l'Europe et le monde, durablement avec l’apothéose de cette corrélation en 2001 et les attentats du 11 septembre par le groupe terroriste El Quaïda.

     

     2. Le corrélation entre mouvements politiques et grand banditisme

     Mais en 1970, nous n'en sommes qu'au balbutiement de cette imbrication du banditisme et du politique.

     Ces années là, les mouvements politiques revendicatifs se développent et ont un grand besoin de financement.

     Le milieu du grand banditisme possède l'expérience et les réseaux. Les uns vont trouver une justification de leurs actes au nom de la liberté des peuples, les autres vont obtenir des appuis logistiques jusque là inexistant.

     Les forces de l'ordre n'ont plus un ennemi public numéro un mais en plus, ils vont devoir se frotter à des organisations qui permettent la protection, l'extraction, l'approvisionnement en moyens du petit « gangster » qui lui approvisionne en finance l'organisation terroriste.

     Tout cela est mélangé et opaque au yeux de la masse populaire, des médias, de la population, des élites intellectuelles et du monde politique qui se sert parfois de ces groupes pour appuyer des décisions politiques sécuritaires ou faire peur aux opposants gauchistes (Italie, France, Belgique, Allemagne, manipulation des services secrets).

     En 1970, ces questions se posent mais contrairement à aujourd'hui, les institutions vont faire la découverte de ce constat au fur et à mesure des affrontements, le tout, encadré et même parfois orchestré, bien malgré eux, par les médias.

     Le banditisme va trouver avantage à flirter avec les mouvements révolutionnaires de tous poils, et ceux-ci vont y trouver la possibilité enfin, d'obtenir la garantie financière qui leur manquait jusque là.

     Il faut maintenant un peu de « terreau » afin que la mauvaises herbes poussent !

     

    II- L'immobilisme ambiant

     Les relents historiques qui bloquent

     Mettre en avant des unités antiterroriste, c'est donner des pouvoirs de répressions à une institution policière. Or, en Europe, le pouvoir entre les mains de la police renvoi à des images qui heurtent.

    En Italie, le pouvoir fasciste s'est appuyé sur un pouvoir policier fort. En Allemagne, la Gestapo est dans toutes les pensées et en France les GMR avec les lois antiterroristes de Vichy sont encore dans toutes les mémoires. Ne dit-on pas, pendant Mai 1968 « CRS, SS ! ».

     D'ailleurs en 1970, devant la montée en puissance des Brigades Rouges qui assassinent des gens au pouvoir, une unité antiterroriste est mis sur pied en Sardaigne.

    Les journalistes s'emparent de l'affaire, l'opinion publique s'indigne, les intellectuels parlent du retour des chemises noires et les politiques vont reculer. L'unité sera dissoute avant d'avoir pratiquement existé.

     L'opinion publique n'est pas encore prête à abandonner certains réflexes vis à vis d'une police forte, dont elle a eu, il faut le souligner, à en subir le zèle et les abus.

     Alors dans ce contexte, le banditisme qui va utiliser le levier des réseaux terroristes, va se retrouver face à une police rapidement dépassée, parfois même désarmée, et assez rarement soutenue dans son action.

     

    III- L'inadaptation des moyens

     1. Les unités en premières lignes

    Commissaire Broussard En France, une unité va voir le jour dans les années 1970. La BRI de Broussart et Leclerc, les anti-Gang de la Police française. Leurs actions sont médiatisées, leurs réussites indéniables. Cette unité d'élite met à mal le milieu du banditisme. Leurs patrons sont des hommes qui emploient des méthodes révolutionnaires pour l'époque (filature, infiltration du milieu, utilisation de « Cousins », écoutes téléphoniques....).

     Mais assez rapidement, ils se heurtent à des informations qui leur laisse penser que des ramifications se font avec des organisations para-militaires. Et là, la poursuite devient compliquée (paperasse administrative, ramification internationale...) et les moyens à mettre en œuvre dépassent ce que la BRI peut faire.

     Il va falloir franchir un cap.

     1. L'organisation

     Le renseignement est de plus passablement cloisonné en France, à cette époque. Le SDECE (service de documentations extérieures et de contre espionnage) les services secrets, sont militaires et ont des informations concernant les groupes terroristes qui se mettent en placent (OLP, Groupe Septembre Noir, Brigade Rouge....). Mais le "militaire" ne se mélange pas avec le "civil".

     La police ne fonctionne essentiellement qu'avec la DST (Défense et surveillance du Territoire), le "service secret" « intérieur » qui lui est civil donc, près de la police. Il y a également les RG, Renseignements Généraux qui gèrent plus les renseignements d'ordre politique intérieure.

     Drogue et banditisme -1970-Le banditisme étant en train de s'interconnecter avec les milieux terroristes, les renseignements émanant du SDECE et de la DST, ne se rejoignent que difficilement et ne peuvent servir efficacement les unités, sur le terrain.

     De ce fait, il y a une faiblesse dans la cuirasse dans laquelle les activistes et gangsters affiliés s'empressent de s'engouffrer.

     La BRI voit ainsi son champ d'action s'arrêter au niveau des bras de la « pieuvre », lorsqu'il faudrait aller frapper « la tête ». Ou bien, la BRI se rend compte qu'elle a la « Tête » mais comme elle n'a pas les moyens de frapper (réseaux étrangers, incapacité dans les moyens, difficultés juridiques diverses), elle ne peut que se rabattre sur les bras et ne revient finalement parfois qu'avec des bribes, des seconds couteaux.

     Tout cela, je l'écris sous le trait de l'humour mais, dans les années 1970, l'état français, la police française, les policiers des unités d'élites sont totalement conscients qu'ils sont de plus en plus démunis face à cette criminalité qui se durcit de jour en jour. Ils ressentent également l'animosité de l'opinion publique à leur encontre et travailler dans ces conditions avec les formidables résultats qu'on pu obtenir les anti-gang de Broussard et Leclerc relève de l'exceptionnelle valeur de ses hommes.

     IV- La Riposte

     1. Le déclencheur

    Yasser Arafat - Leader terroriste Palestinien 07 septembre 1972 – Les jeux olympiques de Munich. Depuis plusieurs mois, le groupe Septembre noir, groupe d'activiste pro palestinien, revendique des attaques à main armée, des prises d'otages et menace l'organisation des jeux olympiques qui doit se dérouler à Munich. Ils visent particulièrement la délégation israélienne.

    L'impensable se produit. Le commando pénètre dans le village olympique de nuit et prend en otage les athlètes israéliens. La police allemande se mobilise difficilement car le problème est énorme et la logistique à mettre en place est inédite. Les tireurs d'élites sont appelés mais seul l'armée en possède.

    Finalement, ces militaires, certes très fiables mais découvrant une situation totalement inédite pour laquelle ils n'ont reçu aucun entraînement vont être dirigés par des policiers sans protocole d'intervention, plan préétabli, avec des armes faites pour la guerre mais pas pensé pour la libération d'otage.

     Attentat de Munich - La police en actionLa police n'arrive pas à obtenir de renseignement fiable sur le nombre d'otage, le nombre de terroriste. Lorsqu'elle est sur le point d'intervenir, le commando demande en plus de ces revendications, des véhicules afin de se rendre à l'aéroport militaire de Feldbruck. Ils ont l'intention d'emmener avec eux les otages, dans un avion affréter par les autorités.

     

     

     

    Attentat de Munich - L'aérodromeFinalement il est décidé de les laisser se rendre sur l'aérodrome où, pense t-on, les autorités aurons plus de place, de temps de réflexion et un environnement plus favorable à l'observation.

     La suite est dramatique. Elle se termine dans un massacre général (otages, policiers et Preneurs d'otages palestiniens tués).

     

     

    GSG9Les autorités policières allemandes tirent les enseignements de cette affaire et vont créer le GSG9 (Grenzschutzgruppe 9 – Groupe de Protection des Frontières n° 9) qui réalisera, quelques années plus tard l'intervention de Mogadiscio.

     

    La Gendarmerie Nationale commence à mesurer que les unités traditionnelles sont peu adaptées à ces nouveaux délits. Elle entreprend alors une étude visant à la création d'un groupe, extrêmement mobile, aux structures souples, spécialisés dans la lutte antiterroriste et à même de résoudre le problème épineux qui devient récurrent : Les prises d'otages.

     L'élément déclencheur sera l'affaire de l'Ambassade d'Arabie Saoudite à Paris (14 septembre 1973). Un groupe terroriste retient en otage plusieurs personnes, dont l'une se défenestrera. Le commentaire de « Docteur », l'un des terroristes : « La vie ne compte pas, souvenez-vous de Munich ». Les journalistes couvrent l’événement et donnent un échos particulièrement désagréable pour l'état.

     1973 verra sur le sol français, près de 15 prises d'otages. M. COCHARD, directeur de la Gendarmerie Nationale décide de créer un groupe d'intervention sous le sigle « Equipe Commando Régional d'Intervention ».

     2. Le choix de l'institution

     Equipe d'intervention régionalePourquoi la Gendarmerie ? Certainement parce que cette institution a une structure militaire qui lui permet de mettre sur pied, plus facilement que la police, du moins à l'époque, ce type d'unité.

    La gendarmerie possède des escadrons de gendarmerie mobile qui ont un passé militaire encore récent (Indochine, Algérie). En Indochine par exemple, la gendarmerie avait été capable de mettre sur pied une unité parachutiste, avec des succès plus qu'honorables dans la guerre menée contre le vietminh.

     

    Beaucoup de gendarmes, au sein de ces escadrons de gendarmerie mobile, avaient soit fait leur armée, soit avaient été militaires de carrière au sein d'unités d'élites (Parachutiste, Commandos marine, légionnaire, chasseurs alpins).

     La gendarmerie possédait donc les hommes et en tant qu'unité militaire, elle possédait où avait accès facilement aux moyens (Hélicoptères, armement, véhicules) avec une instruction tactique et des techniques militaires qui apparaissent efficientes face à la menace.

     V- Le GIGN

     1. La genèse

     GIGN - La brigade des missions impossiblesLe groupe est dans un premier temps scindé en deux. Le GIGN 1, cantonné à Maison-Alfort est commandé par le Lieutenant Prouteau. Le GIGN 4 est situé à Mont-de-Marsan. Le GIGN 1 intervient dans la moitié Nord de la France tandis que le GIGN 4 doit intervenir dans le Sud.

     Le GIGN 4 est formé autour de l'Escadron de Mont-De-Marsan qui a la particularité d'avoir, en son sein un certains nombre de gendarmes adepte de parachutisme (Ecole des troupes aéroportées de Pau à proximité) et possède une concentration de gendarmes particulièrement aguerris venant pour beaucoup d'entre eux, des troupes d'assaut.

     Cette séparation est théorique car le GIGN 1 va intervenir sur l'ensemble du territoire.

     En cet hiver 1973, le GIGN1 se compose de 15 hommes, structuré en trois groupes de 5 pouvant intervenir simultanément ou séparément. Les hommes sont tous volontaires et recrutés parmi les meilleurs des unités de gendarmerie mobile. Ils dépendent directement du Lieutenant Prouteau, secondé dans sa tâche par l'adjudant Claude Lepouzé.

    Ce dernier sera remplacé dans son rôle d'adjoint en 1977 par le Lieutenant Paul Barril. Lepouzé deviendra alors adjudant-chef et sera le troisième dirigeant du GIGN.

    PROUTEAU entouré de BARRIL et LEPOUZE En 1976 : Le GIGN 4 fusionne avec le GIGN 1. Ils ne forment plus qu'une unité. Christian Prouteau devient Capitaine.

     Le capitaine Prouteau, lors d'une interview explique comment le commandement de la gendarmerie lui a présenté le projet :

     « En 1973, il m'a été demandé s'il m'intéresserait de participer à la formation d'une unité capable de répondre à des prises d'otages, et de les régler. Les raisons avancées par la Direction de la Gendarmerie étaient les suivantes : Dans la presque totalité des cas et dans le cadre d'un commandement, de tels forfaits se produisent rarement. Ce n'est donc qu'exceptionnellement qu'une autorité responsable s'y trouve confrontée. Former des officiers, entre autre, pour un événement qui leur arrivera peut-être une fois dans leur carrière est difficilement concevable, d'autant qu'il faudrait pouvoir entretenir cette formation, de telle façon que l'efficacité soit à peu près garantie.

    GIGN historique En revanche, avec un élément formé de spécialistes initiés aux techniques appropriés, ayant l'habitude relative de l’événement, et prêt à être mis à la disposition des personnels en difficulté sur le terrain, les risques seraient atténués, les chances de succès considérablement accrues, et l'éventualité de voir se renouveler les drames que beaucoup ont encore en mémoire sérieusement diminuée (Interview du Capitaine Prouteau pour « l'Echo de la Gendarmerie », juillet 1976).

     

     

     

    2. Les opérations médiatisées

     Les grandes opérations du GIGN

     Mutineries en maison d’arrêt :

    Mai 1974, le GIGN intervient lors d’une mutinerie à la prison Fleury-Mérogis.

     Cette crise est vite endiguée dans un minimum de violence.

     Prises d’otage :

     Loyada* Le 3 février 1976, le GIGN collabore avec la Légion Étrangère lors de la libération d’environ 30 enfants pris en otages par des terroristes du FLCS (Front de Libération de la Côte Somalienne) à Loyada, dans la colonie française de Djibouti.

     2 Enfants, 7 terroristes et 9 soldats somaliens sont tués.

     

     

     

    * Mai 1979, le GIGN organise la libération des fonctionnaires de l’ambassade de France à San Salvador.

     Les terroristes se rendent aux autorités françaises qui acceptent en échange de les libérer au Panama.

     

    * Du 23 novembre au 5 décembre 1979, le GIGN met en place le plan d’attaque final lors de la prise de la Grande Mosquée de la Mecque.

     Vu l’ampleur de cette prise d’otage (plusieurs milliers d’otages et près de 130 terroristes), un nombre important de victime est dénombré.

     

    GIGN - La brigade des missions impossibles* Février 1980, un commando corse mené par Marcel Lorenzoni, militant nationaliste, prend en otage des clients de l’Hôtel Fesch.

     Les terroristes se rendent après des négociations avec l’équipe du Capitaine Paul Barril du GIGN.

     

     

    Ouvéa* Mai 1988, 16 gendarmes-otages sont retenus par Alphonse Dianou, indépendantiste,  et emmenés dans une grotte près de la tribu de Gossanah en Nouvelle-Calédonie.  Le GIGN intervient lors d’une attaque surprise.

     2 militaires de la DGSE ainsi que 19 indépendantistes kanaks sont tués lors de la libération des otages. Des membres du FLNKS d'autres indépendantistes accuseront les forces de l'ordre d'avoir « laissé mourir volontairement » ou « exécuté sommairement » certains preneurs d’otages après l’assaut.

     

    Le Ponant* Le 11 avril, le plan Piratmer est déclenché lors de la prise d’otage du Ponant, voilier de luxe naviguant au large de la Somalie. « L’opération Thalathine » s’organise.

     Deux équipes du GIGN sont mises en place. L’une négocie avec les preneurs d’otage depuis la France et l’autre, menée par le Colonel Denis Favier, se font parachuter en pleine mer, de nuit, à proximité du voilier. Durant plusieurs heures, ils vont pouvoir renseigner sur le nombre exacte de preneur d'otage et permettre d'appréhender la difficulté d'un assaut.

    Finalement une rançon sera payé par l'armateur et remis par des membres du GIGN et des Commandos marine. Les otages sont libérés immédiatement puis, après le comptage de l'argent, les preneurs d'otage somalien libèrent le capitaine qui sautera en pleine mer et sera récupéré par la marine.

    C'est le déclenchement de l'opération. Les preneurs d'otages sont pris en filature par les « Atlantiques » de la marine. Les groupes du GIGN et des commandos marine font mouvement afin de prendre dans une nasse les somaliens. Finalement, une grosse partie de la rançon sera récupéré, une partie des preneurs d'otage seront interpellés et 30 otages libérés.

      Détournements :

     * Septembre 1976, 5 terroristes croates anti-titistes détournent un Boeing 747 de la TWA.

     Après les négociations entreprises avec le GIGN, les terroristes se rendent et les 49 otages sont libérés.

     

    * Septembre 1977, Jacques Robert détourne un vol Paris-Lyon. 94 otages, dont le Député Lucien Neuwirth et l’ancien ministre Philippe Malaud, sont retenus depuis 7 heures.

     Après l’assaut du GIGN et de la Brigade anti-gang, 1 passager est tué, 4 sont blessés (dont un grièvement) et le preneur d’otage se rend.

     

    * Mai 1981, un pirate de l’air détourne un avion afin d’obliger le pape à révéler le « troisième secret de Fatima ».

     Le forcené sera maîtrisé à mains nues lors d’un assaut-surprise.

     

    Marignane* Décembre 1994, 4 terroristes membres du GIA (Groupe Islamique Armé) prennent en otage les passagers du Vol AF8969 reliant Alger à Paris. Leur objectif était de faire exploser l’avion en pleine vol et ou de le faire s’écraser sur un monument comme la Tour Eiffel. Le GIGN donnera l’assaut sur l’aéroport de Marignane.

     Les 4 terroristes seront tués et les otages seront sauvés. La libération, filmée par toutes les télévisions, met le GIGN sous les feux de la rampe grâce au nombre très limité de victimes (De légères blessures pour les otages et des blessés dans les rangs du GIGN).

     

    * Le 27 septembre 2005, des marins syndicalistes du STC (Syndicat des Travailleurs Corse) détournent le plus grand navire de la flotte de la SNCM : le Pascal Paoli.

     Le Commando Hubert et le GIGN organise une opération d’abordage héliporté et reprennent le contrôle du bateau.

     

    Maitrise d’un forcené :

     * Chelles, en avril 1982, un homme surarmé se retranche chez lui. Après avoir tiré plus de 2000 cartouches en une journée, le Commandant Prouteau comprend très vite que le forcené cherche à défier le GIGN.

     Profitant du relâchement de l’homme, un gendarme arrive à le maîtriser à mains nues et l’arrête.

     

    * Le 23 juin 1997, maîtrise d’un forcené à Valaurie (Drôme)

     Jean-Louis Prianon, un membre du GIGN, est tué

     

    * Le 19 janvier 2007, le GIGN intervient à Gensac-sur-Garonne où un forcené s’est retranché chez Lui.

     2 gendarmes sont blessés et le maréchal des logis chef Frédéric Mortier, 35 ans est tué.

     

    Antiterrorisme :

     

    * Septembre 1995, le GIGN apporte son aide à l’EPIGN (Escadron Parachutiste d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) dans la traque de Khaled Kelkal - terroriste algérien, membre du GIA et responsable de la vague d’attentats commis en France pendant l’été de cette même année. Ils seront rappelés pour une autre opération.

     

    L’EPIGN abattra le terroriste, alors qu'ils étaient sur le point de l'interpeller. La découverte de l'individu s'étant faite en quelques secondes, les gendarmes n'ont pas eu le temps de revêtir leurs gilets pare-balles. Le terroriste, alors qu'il se trouve au sol, prés d'un abris bus, blessé à la jambe, sort une arme de poing et l'a dirige en direction des gendarmes qui s'approchent. Avertis par leurs camarades, ils abattent le terroriste.

     

    * Le 29 septembre 1995, le GIGN participe à l’opération Azalée aux Comores (opération militaire française visant à soumettre le mercenaire français Bob Denard)

     Le 6 octobre, Bob Denard accompagné de ses mercenaires se rendent aux gendarmes du GIGN.

     

    3. La fin d'une époque

     Au départ de Prouteau, Barril et Lepouzé, la plupart des hommes du GIGN historique de départ, prennent également leur retraite. Une page se tourne. La page de l'aventure, de la création, de la découverte, la sensation d'être la référence mondiale et sans réel moyens, du moins sans commune mesure avec les moyens mis à disposition aujourd'hui.

     Derrière la création du GIGN, se sont mis en place, le GSG9 allemand, les cobras du GEK autrichien, le GEO espagnol, le GIS et NOCS italiens, les SAS britanniques qui vont se spécialiser dans l’antiterrorisme, les Delta Force américain....

     Bref, la France n'est plus seule sur le marché. Afin de rester la référence, le GIGN doit se réformer.

     De plus d'autres unités françaises se sont considérablement renforcées depuis quelques années pour la lutte antiterroriste comme, le RAID ou les commandos marines (Trépel).

     

    4. La première mutation

     Réorganisé depuis le 1er septembre 2007, le GIGN regroupe aujourd’hui tous les hommes de l’ancien Groupe de Sécurité et d’Intervention de la présidence de la République et l'EPIGN (GSIGN). L'ancien GSPR apporte son expertise dans le domaine de la protection de personnalités et l'EPIGN amène sa compétence en matière d'observation et de recherche du renseignement (GOR).

    Le GIGN entre également au sein des Forces Spéciales, avec la possibilité d'intervention au coté du 13ème RDP, des Commandos marine et du 1er RPIMa. L'appui aérien étant constitué du 4ème RHC (Régiment d'hélicoptères de combat).

     

    Les missions du GIGN aujourd'hui :

     Le GIGN intervient sur de nombreuses missions telles que :

     - Les missions d’antiterrorisme :

     - Les détournements d’avion (Piratair)

     - Les détournements ou attaques de navire (Piratmer)

     - Les attaques nucléaires (Piratome)

     - Les attaques chimiques ou biologiques (Piratox)

     - Les prises d’otages de ressortissants français à l’étranger (Piratext)

     La répartition des autres missions (telles que les prises d’otages) peut se faire entre le GIGN et le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion).

     En théorie, le Raid ne peut intervenir que sur les zones de police nationale alors que le GIGN peut intervenir sur l’ensemble du territoire Français, y compris les DOM-TOM. Depuis l'attentat du Bataclan, c'est l'institution (Police ou Gendarmerie) à l'origine de la prise en charge de l'appel qui va gérer la direction des opérations. Toutes les unités d'élites peuvent donc être mise à contribution, quel que soit la zone géographique.

     Les interventions diverses : les neutralisations de forcenés ou les arrestations de personnes dangereuses et armées.

     La Force de Sécurité et de Protection (FSP) qui assure la protection des hautes personnalités françaises ou étrangères ainsi que des diplomates en poste dans des pays à risques. De plus, cette force assure la mise en sécurité des sites lors des événements majeurs.

     Enfin, le GIGN assure également la formation de troupes d’élites étrangères.

     Pour permettre la réalisation de toutes ses missions, les membres du GIGN, qui doivent avoir intégré la gendarmerie avant leur entrée dans l’unité d’élite et avoir moins de 32 ans, s’entraînent quotidiennement dans des conditions extrêmes.

     Chaque entraînement les amène vers de très nombreuses situations à risques afin de parer à tous les appels de départ en mission. Ainsi, il y a eu, à ce jour, plus de décès lors des entraînements que lors des missions.

     

    VI- Les hommes ayant dirigés le GIGN

     10 officiers se sont succédés aux commandes du GIGN :

     

    Le Lieutenant Christian Prouteau (1973 – 1982)

     Le Capitaine Paul Barril (intérim de 1982 – 1983)

     Le Capitaine Philippe Masselin (1983 – 1985)

     Le Capitaine Philippe Legorjus (1985 – 1989)

     Le Chef d’Escadron Lionel Chesneau (1989 – 1992)

     Le Capitaine Denis Favier (1992 – 1997)

     Le Chef d’Escadron Eric Gerard (1997 – 2002)

     Le Lieutenant-Colonel Frédéric Gallois (2002 – 2007)

     Le Colonel Denis Favier (2007 – 2011)

     Général Thierry Orosco (Depuis 2011)

     

    Recrutement :

     Régulièrement, chaque année, le GIGN transmet un message à toutes les unités de la gendarmerie. Tous gendarmes (à partir du grade de gendarme de carrière) entrant dans le cadre du message peut se présenter aux présélections.

    Ensuite, la sélection « naturelle » fait son travail.

    Suite aux présélections, le futur GI Man va être testé durant plusieurs mois et peut être renvoyé dans son unité s'il ne fait pas « la maille ». Enfin, au bout d'une année (Présélection, sélection, observation) il est déclaré opérationnel et intégré au sein du GIGN.

     

    GIGN - La brigade des missions impossibles

    Devise du GIGN : Sauver des vies au mépris de la sienne.

     

     

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  • Prototype PorscheEn 1937, le gouvernement allemand envisage déjà la conception d'un char lourd. Alors que l'arme blindée est constitué essentiellement de panzer III considéré comme char moyen et de panzer léger I et II, la doctrine allemande a déjà une bataille d'avance.

    Les stratèges allemands ont déjà compris que l'arme blindée doit se doter d'un char lourd, puissamment armé et lourdement blindé. A l'époque, la France en est encore à mettre en place le concept du char d'infanterie et commence seulement à entrevoir la possibilité d'une division mécanisée indépendante. Ce projet de char lourd se retrouve donc sur les tables des ingénieurs de Daimler-Benz, Henschel, MAN et Porsche.

     

    Pourtant, le projet du Tigre II ne reprendra qu'au printemps 1941.

    Le Panzer IVEn effet, entre temps, les panzer III puis la version Panzer IV avec un canon de 75mm long font merveilles. Ce 75mm long sera d'ailleurs monté ensuite sur le Panther  qui fera les beaux jours de la Panzerwaffe durant toute la guerre. Pourtant, durant l'opération Barborossa (Invasion de la l'URSS), les stratèges allemands découvrent un char qui leur pose des problèmes : Le KV1. Le KV1

    Il est armé d'un canon de 76.2mm, il possède un blindage frontal épais et incliné. Là est peut être le nœud du succès du KV1 car un blindage incliné à 45° double l'efficacité du blindage. Puis rapidement, les allemands sont confrontés à un autre char, le T34. Plus bas de silhouette, le T34 est armé du même canon de 76,2mm. Tout son blindage est incliné.

    Le T34Une des particularités aussi des blindés Russe, ils sont simples de fabrication et simple dans l'utilisation. Ils ne demandent pas un entraînement ardu pour devenir efficace. L'entretien est également limité. L'engin est rustique.

     

     

    Il apparaît donc qu'il faut toucher plus loin et être capable de résister à un tir direct ce qui implique l'utilisation du seul canon que l’Allemagne possède et qui, durant la campagne de Russie, a démontré sa capacité anti-char alors qu'à la base, c'est une arme anti-aérienne : Le canon de 88mm.

    Canon de 88mm en position anti-charCe canon "tape" à plus de 2000 mètres avec une très grande précision. Il a déjà fait ses preuves sur le Tigre I. Alors les ingénieurs prennent ce canon (Canon 88mm KwK 43L/71) et vont construire le char autour. Le projet du Tigre II réapparaît. Le 26 mai 1941, Hitler réunit les plus hauts responsables du projet et fixe les bases du développement du futur Tigre Ausf.B. Hitler veut que ce char devienne le standard et le fer de lance de ses unités blindées.

    Sans le savoir il vient de jeter le concept du Main Battle Tank (Char de combat principal) qui sera repris après la deuxième guerre mondiale et qui prédomine encore aujourd'hui.

    Afin que ce char soit sans égal, Hitler veut qu'il soit donc équipé du canon de 88 long afin de traverser une plaque de blindage de 100mm à 1500 mètres. Son blindage doit être supérieur à ce qui existe jusque là et sa vitesse doit dépasser les 40km/h. Malgré des bases saines sur le papier, la conception va être chaotique de part le système d'attribution des marchés.

    En effet, afin de contenter tout le monde, chaque industriel reçoit une commande à réaliser à partir du projet arrêté. Les affrontements politiques, les difficultés économiques des uns et des autres et les accointances avec tels ou tels politique influent (SS, Département d'étude dépendant de l'armement et du matériel...) vont faire que les 176 premières unités (confiées à Porsche) sortent en Octobre 1942.

     

    Le Tigre II - Modèle Porsche en haut et Henschel en basLe mois suivant, devant les problèmes permanents du système de traction et la suspension, le contrat est dénoncé et Henschel récupère la fabrication des 350 engins prévus. Le premier prototype fut validé en Octobre 1943 et la production en série débute en Janvier 1944. En mai 1944, on porte la production à 50 par mois mais la production est retardée par les attaques aériennes, qui vont détruire 95% des installations Henschel.

    Appelé TIGER H3, l'appelation de TIGER II ou Tigre Royal (KonigsTiger), apparaît le 16 mars 1943. La désignation officielle est : Panzerkampfwagen VI Tiger Ausfürrung B, abréviation Pz.Kpfur.VI Tiger Aus B.

     

     

     

    Vu du nombre d'impacts reçus sans destructionLes points forts du Tigre II sont l'efficacité du canon de 88mm et son énorme blindage frontal. Son blindage latéral était quant à lui suffisant pour que les canons adverses soient inefficaces aux distances de tirs normales.

    Les seuls Tiger II qui ont été détruient au combat, l'ont été soit par l'aviation, soit par son propre équipage afin de le saboter pour éviter qu'il tombe en état, chez l'ennemi.

     

     

     Le Tigre II - Le Fauve de la PanzerwaffeEn effet, son principal point faible est son poids entraîné par un moteur manquant de puissance et des roulements supportant mal les 70 tonnes de l'engin. Résultat, l'engin se trouvait régulièrement en panne. Si peu que son équipage ne soit pas entraîné à cette mécanique demandant de la conduite intelligente et intuitive (repérer les sols spongieux, éviter la vitesse sur du tout terrain cassant ...) le char est rapidement hors d'usage et doit être abandonné car remorqué un tel engin, en zone de combat, ce n'est pas une mince affaire.

     

    Son moteur, un Maybach HL 230P30 V-12 à essence de 608 ch consomme tellement qu'il n'a qu'une autonomie de 170Km pour une vitesse de 41.5Km/h sur route et 15 à 20 Km/h en tout terrain. Cette consommation va également devenir son talon d’Achille à partir de Août 1944. L'industrie allemande de fabrique d'essence de synthèse ne peut plus fournir suffisamment aux armées, ce qu'elles ont besoin de plus en plus. L’Allemagne va également perdre les puits de pétrole de Roumanie. Les combats sur le front Russe ayant étrillés des équipages qui étaient devenus particulièrement fiables et expert dans le combat blindé, le Tigre II se retrouve entre les mains d'équipage de plus en plus jeunes et pas assez formés.

     

    Le Tigre II - Le Fauve de la PanzerwaffeEntre des mains expertes par contre, le Tigre II devenait un véritable épouvantail pour les chars alliés. Quasiment invincible, détruisant au premier coup à près de 2000 mètres, il impliquait une stratégie de meute pour tenter de le mettre hors d'état de combattre. Durant la bataille de Normandie, il est arrivé qu'un Tigre II stoppe durant des heures, la progression alliée, impliquant la mobilisation de plusieurs peloton de chars et l'emploi, pratiquement systématiquement, de l'aviation avec le couple Hawker Typhoon et roquettes. Si bien que parfois, le simple fait d'une rumeur de la présence d'un Tigre II entraînait une véritable panique au sein des états majors.

    De par sa mobilité réduite, son imposante structure difficilement dissimulable, l'impossibilité d'avoir la maîtrise de l'air par la Luftwaffe (A partir de 1944) et donc constamment harcelé par l'aviation alliée, le Tigre II sera utilisé principalement en poste fixe, dans des zones propices à l'embuscade (caché dans des maisons, en limite de zone boisée, en enfilade dans des avenues lors de la bataille de Berlin). Employé dans ce contexte, même s'il ne changera pas le cours de l'histoire, il obligera les alliés à monter en gamme, leurs propres blindés faisant apparaître le Scherman Achille et son successeur le M26 Persching avec un canon de 90mm et coté Russe le char IS-3 avec un canon de 122mm.

    La course au calibre est lancée. Le concept du char de combat principal sera repris avec aujourd'hui, des chars qui correspondent au concept lancé par le Tigre II, à savoir un blindage permettant la survie de l'équipage, un canon performant et une mobilité de plus en plus efficiente sur le terrain, transformant une masse d'acier en fauve destructeur.

    Le Tigre II - Le Fauve de la Panzerwaffe

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  • Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéIntroduction

    La deuxième guerre mondiale a été l'objet d'un tas de vie atypique, émanant d'aventuriers de tous poils. Les histoires rocambolesques sont légions. Celle de Robert Maloubier est digne d'un roman d'espionnage mais étayée par des faits. Robert Maloubier dit "Bob" est un aventurier, doublé d'un patriote, doté d'un sens aiguë de l'observation et  visionnaire dans l'action clandestine.

    Toutes ces qualités, dans une époque mouvementée où la prise de risque est plutôt privilégié, vont immanquablement mettre Robert Maloubier dans les rouages de l'histoire. Après, il faut survivre et là, c'est l'intelligence qui va parler. Généralement, ces personnages s'éteignent après la guerre. Bob lui va poursuivre sa carrière et être déterminant, après les batailles, dans le développement de l'action clandestine, en tant de paix. Cette vie, entièrement tourné vers l'action fait, de Bob Maloubier, un personnage atypique mais également incontournable dans l'histoire de notre pays.

     

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéRobert Maloubier, dit "Bob", est naît le 02 février 1923 à Neuilly-sur-seine. Il est le fils d'Eugène Maloubier, engagé en 1914 et affecté à l'état-major du général Haig, commandant du corps expéditionnaire britannique, comme interprète. Sa mère, Henriette, est franc-comtoise. Il a un frère aîné, Jacques, né en 1920.

    Bob fait ses études au Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. Il est membre de l'équipe de natation du Racing Club de France. En 1940, la guerre le surprend alors qu'il se prépare pour passer son baccalauréat. Les épreuves étant reportées, en juin 1940, il décide de quitter Paris avant l'arrivée des Allemands. Son souhait est de rejoindre le Général De Gaulle. Son voyage le fait passer par Bordeaux, Saint Jean de Luz puis Marseille. Là il échoue dans sa tentative. A partir de ce jour là, sa vie va devenir un véritable roman.

     

    En décembre 1940, il embrasse ses parents et repart en direction de Marseille. Il passe par Royat et rencontre le Colonel Emilie Bonotaux. Ce dernier se méfie de De Gaulle. Aussi il conseille à Bob Maloubier de rejoindre l'Afrique. En janvier 1941, Bob s'enrôle dans l'aviation de l'armée d'armistice. Dans son esprit, une fois au manche d'un appareil, il mettra le cap en direction de Gibraltar ou Malte. Problème, l'armée de l'air à trop de pilotes et pas assez d'avions. Alors il est affecté à la garde de la base aérienne de Bizerte, en Tunisie.

    Le 08 novembre 1942, il a 19 ans. Il est à Bizerte lorsque les Allemands encerclent la base. Cela fait deux fois que Bob se fait rattraper par l'envahisseur. Alors, avec un camarade Henri Silhol, il part, sur un vélo, en direction de l'Algérie. Là, ils rejoignent des soldats britanniques, fraîchement débarqués lors de l'opération Torch. Suite à l'assassinat de DARLAN, par l'un de leurs amis, Fernand Bonnier de la Chapelle, ils sont recrutés comme agents secrets du SOE (Spécial Opération Exécutive) par Jacques Vaillant de Guélis.

     

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéLe SOE est le service secret des Britanniques, chargé de mener des opérations de guérilla, sur le sol des pays tenus par les Allemands. Le SOE va déployer, à coups d'attentats, une lutte asymétrique, pour obliger les Allemands à maintenir des troupes loin des zones de combats. Ce service est l'adversaire viscéral du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Actions) qui est le service secret du Général De Gaulle et qui deviendra plus tard, le SDECE (Service de Documentation Extérieur et de Contre Espionnage), puis la DGSE (Direction Générale des Services Extérieurs).

      

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéLe SOE va utiliser jusqu'à 350 agents français sur les 13000 personnes qui composent le service. S'est d'ailleurs ce que reproche De Gaulle, aux Britanniques, à savoir que les agents étrangers sont utilisés dans les tâches les plus dangereuses, alors que les employés anglais restent à Londre. Les agents du SOE fonctionnent par groupe de trois agents - Un spécialiste des explosifs - Une spécialiste en charge des liaisons radio et un chef de groupe. La mission : Faire dérailler des trains, sauter des ponts, détruire des usines, coordonnées des actions avec la résistance, désorganiser la logistique ennemie, entretenir la désinformation et le sentiment de danger permanent ...

     

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéEn cet été 1943, le débarquement se prépare. Tout le monde le sait mais le lieu n'est pas encore défini. Il faut affaiblir les fortifications du mur de l'Atlantique. Bob reçoit par radio clandestine le nom des cibles industrielles qu'il doit viser : Une usine qui fabrique des pièces de train d’atterrissage, une autre qui fournit l'électricité de la zone industrielle de Rouen et - son plus beau coup - détruire un navire ravitailleur de sous-marins au Havre.

    "J'ai fourni l'explosif à un de mes gars qui travaillait au port, il l'a mis dans la soute et le lendemain, on ne voyait plus que le drapeau du navire qui sortait de l'eau" explique t-il avec son flegme et son humilité légendaire. Durant 5 mois, Bob Maloubier tisse son réseau en France et s'est déjà une longévité exceptionnelle car le durée de vie d'un agent du SOE, en mission est de 6 semaines.

    Le 07 juin 1944, Bob Maloubier, après plusieurs missions toutes plus rocambolesques les unes que les autres, s'envolent d'Angleterre avec une équipe. Destination : Le Limousin - Objectif : Saboter la remontée de la redoutable Division Das Reich qui va faire mouvement sur la Normandie. A raison de deux ponts par nuit, Bob et son équipe vont ralentir la progression de cette unité et principalement par les itinéraires ferroviaires empruntés par les unités lourdes de cette unité.

     

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majesté"Je faisais sauter les ponts la nuit. Les Allemands venaient, ils réparaient, se retiraient.... et je recommençais la nuit d'après..." Au total, la 2ème SS Panzer Division Das Reich mettra 15 jours pour rejoindre le front. Les exploits du SOE ont paralysés les troupes Allemandes durant les trois premières semaines du débarquement. Pourtant, ces héros ont été passés sous silence. De Gaulle ne voulait pas en entendre parler. La Résistance, dirigée par ses services (Le BCRA de Jacques Soustelle), devait être la seule à recevoir les lauriers de ces succès.

     

     En 1945, Bob Maloubier va intégrer la force 136 (Unité britannique de guérilla anti-Japonaise). En août, il est parachuté au Laos et il est fait prisonnier par les Japonais, juste à la fin de la guerre. Libéré, son profil de saboteur, dynamiteur et tireur d'élite lui permet d'entrer dans les services de renseignements Français naissant. Il y restera 15 ans.

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéDurant la guerre, il avait été chargé d'enquêter sur le raid des nageurs de combat Italiens qui avaient menés une opération de sabotage de bâtiments de la Navy, dans le port d'Alexandrie, avec un certain succès. Il avait été impressionné par le système de respiration sans bulle, le matériel de transport sous-marin et la tactique de pénétration dans le port par le découpage des filets anti-sous-marins et l'utilisation de mines magnétiques à charge creuse. Aussi il va amener cette expérience au sein du services Action du SDECE et mettre en place l'unité de nageurs de combat qui s'implantera à Aspretto (Corse). Cette unité sera également à l'origine du Commando Hubert spécialisé dans le combat subaquatique et qui reprendra le flambeau des opérations subaquatiques de la DGSE, après le fiasco du Raimbow Warrior et la dissolution des nageurs de combat.

     

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majestéBob Maloubier décède le 21 avril 2015. Son épopée est pratiquement passé inaperçue en France mais, Outre-Manche,  il fait parti de l'histoire avec un grand "H" des services secrets Britanniques. Ce qui agace un peu les anglais, c'est que James Bond est un roman, une fiction, mais le vrai James Bond est un Français. Il s'appelait Bob Maloubier et il a été, durant la deuxième guerre mondiale, l'espion Français 001, au service de sa majesté.

     

     

    Robert Maloubier dit Bob - L'espion Français au service de sa majesté

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  • Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.La Génèse

    En janvier 1973, l'aéronavale Française doit remplacer ses Etendard IVM. Ceux-ci sont en action depuis 1960.

    L'Etendard IV a été sauvé par l'aéronavale qui, à l'époque, cherchait un appareil pour équiper ses deux porte-avions et remplacer ces Fouga. Or l'Etendard IV faisait parti d'un projet d'appareils destinés à l'armée de l'air ainsi qu'à l'OTAN. Cet avion à donc été conçu pour être affecté à terre. Le premier projet est l'Etendard II, puis viendra, au fil des évolution, l'Etendard VI. Dassault construira, sur ses propres fonds, un troisième projet, l'Etendard IV.

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.Or, l'armée de l'Air s'étant désintéressé de ces appareils au profit du mirage III, l'OTAN ayant sélectionné le Fiat G-91, l'étendard IV sera finalement retenu par l'aéronavale qui recherche un avion d'attaque embarqué. Cette dernière possède pourtant plusieurs pistes : A-4 Skyhawk, le LTVA-7 Crusader, une version navalisée du Mirage F1 et une version navalisée du Jaguar. Ce dernier progressera jusqu'au stade des essais sur porte-avions. Pour des raisons politiques, le gouvernement va refuser toutes ces voies et choisir de moderniser l'Etendard IV.

    Moins coûteux que ses rivaux, l'Etendard IV modernisé devait faire appel à l'origine, à de nombreux éléments de son prédécesseur. Les modifications apportées au projet initiale furent si importantes que l'Etendard modernisé qui deviendra le Super Etendard, en service actuellement, n'a plus que quelques points communs avec l'Etendard IVM.

     

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.Coté technique

    Le Super Etendard, puis la version actuelle, Super Etendard Modernisé (SEM), est un chasseur bombardier embarqué monoplace optimisé pour les missions d'attaques air-surface, mais peut également mener des combats aériens.

    Sa voilure est nouvelle. Elle est dotée de volets à double fente et de becs de bord d'attaque inclinés. Montée en position médiane, elle accuse une flèche de 45° et son épaisseur relative varie de 6 à 5% entre l'emplanture et l'extrémité.

    Les ailerons sont actionnés par des commandes hydrauliques mises au point par Dassault. Tous les efforts des ingénieurs français se sont orientés vers la nécessité de conserver au Super Etendard une maniabilité équivalente à celle de l'Etendard IVM, malgré un poids plus élevé.

    En effet, lorsqu'il est catapulté, le Super Etendard atteint une masse de prés de 12OOO Kg, soit 1100 Kg de plus que son prédécesseur. A l'appontage, le surcroît de poids est de 300 Kg, soit une masse totale de 8100 Kg. La vitesse d'appontage est de 250 Km/h pour l'Etandard IVM alors qu'elle n'est que de 230 Km/h pour le SEM.

    Cela donne une idée des progrès considérables réalisés pour cet appareil.

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.Le Super Etendard est équipé d'un moteur Turboréacteur, sans post-combustion SNECMA Atar 8K50 qui lui confère 500 Kg de poussée supplémentaire par rapport à son prédécesseur. L'autonomie est plus importante car le moteur est moins gourmand. De plus, le Super Etendard peut emporter des réservoirs largables sous voilures. Il est également ravitaillable en vol. 

    Sa vitesse est de Mach 1 en haute altitude et de Mach 0,95 à basse altitude. Son plafond pratique est de 14850 m.

     

     

    Armement et détection

    Le SEM est doté de deux canons DEFA 552A de 30mm approvisionnés à raison de 125  obus chacun avec une cadence de tir de 1300 coups/minute. Le SEM a été conçu pour l'aéronavale et, de ce fait, il dispose de matériel spécifique pour remplir sa mission. Le nouveau radar Thomson-CSF/ESD Agave en bande I installé dans le nez est optimisé pour la lutte aéronavale et est capable de détecter un navire situé à 110 Km, lorsqu'il travaille en mode recherche air-surface, ou un avion à 30 Km en mode air-air. Les autres possibilités sont la poursuite ou la télémétrie en combat air-surface, la carthographie ou l'illumination d'objectifs lors d'attaques au moyen d'Exocet. 

    En 1988, le Super Etendard a reçu la capacité d'emport du missile nucléaire à guidage inertiel ASMP de 150 Kt.

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.Le SEM (Super Etendard Modernisé) qui équipe à ce jour le PA Charles de Gaulle, est capable de tirer toutes les munitions embarquées. Il fait encore les beaux jours en matière de bombardement tactique et à encore fait ses preuves lors des missions en Afghanistan et en Libye. (Rusticité d'emploi, capacité de maintien opérationnel en ambiance dégradée, justesse et précision des appuis feu). 

    Le SEM devrait être retiré du service en 2016, remplacé par le RafaleM qui le côtoie actuellement.

     

     La Carrière

    Les livraisons débutèrent en juin 1978 et la première unité à prendre en compte l'appareil fut la flotille 11F le 4 septembre de la même année. Le Super Etendard  à opéré sur le PA Foch et Clémenceau et finira sa carrière sur le PA Charles de Gaulle. Au cours de sa carrière, le Super Etendard à mené, au cours d'un séjour le long du littoral libanais, en soutien de la force d'interposition internationale, un appui feu qui pourtant n'est pas sa spécialité. Lors de cette attaque, quatre Super Etendard pulvérisèrent des positions d'artilleries druzes le 22 septembre 1983, prouvant ses capacités d'attaque au sol.

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.Mais, un an auparavant, le Super Etendard venait déjà de faire apparaître au grand jour ces véritable qualités air-mer.

    En effet, durant la guerre des Malouines qui a opposée l'Argentine et l'Angleterre, 5 Super Etendard Argentins, équipés avec des Exocet, opérant à partir de Rio Grande, vont semer la terreur au sein de la flotte Britannique.

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.L'un de ces appareils va endommager gravement la frégate HMS Sheffield, le 4 mai 1982, ainsi que le porte-container MV Atlantic Conveyor le 25 du même mois (2 missiles furent tirés à chacune de ces occasions). Le cinquième exocet en possession de l'argentine sera largué sur une cible, sans résultat. Le couple Super Etendard et Exocet se révéla d'une redoutable efficacité.

     

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.Le 27 mars 1984, c'est cette fois l'Irak qui, ayant acquis des appareils avec un stock important de missiles Exocet, va faire parler du tandem infernal. Louées pour deux ans, ces avions arrivèrent sur le territoire irakien en octobre 1983, après que leurs pilotes eurent été entraînés en France.

    L'objectif était de toucher et de couler les pétroliers dans le Golfe Persique en vue de ruiner l'économie iranienne. En tout se sera une cinquantaine d'attaques lancées contre les pétroliers, en 1984. La plupart des navires atteint parvinrent à s'échapper car le pétrole brut ne s'enflammait pas lorsque le missile explosait mais cette menace permanente, avec des coups au but quasi systématique alerta la communauté internationale et mis le focal sur le couple Super Etendard/Exocet.

     

    Conclusion

     Le 16 mars 2016, a l'issue de la deuxième mission Arromanches, devant l'équipage réunit sur le pont d'envol et sous le commandement, au Sabre, du pacha, le dernier SEM quitte le porte-avions Charles de Gaulle pour rejoindre le musée à Landivisiau. Une page se tourne et ce n'est ni plus, ni moins que le fleuron de l'aviation Française, le Rafale M, qui va reprendre les missions de ce bel oiseau.

    Un très petit nombre d'avions actuels peuvent s’enorgueillir d'avoir été utilisés autant de fois au combat tel que le Super Etendard. Malgré certains défauts (capacité de charge offensive insuffisante, autonomie relative en cas d'emport de charge maximale, manque de manœuvrabilité en combat aérien) par rapport au standard actuel, l'Etendard IVM, par sa rusticité dans un environnement difficile, a constitué une machine de combat embarquée fiable et de très grande qualité qui aura fait les beaux jours de la Marine Française confirmant son surnom : Le Corsaire de l'aéronavale.

     

    Super Etendard, plus de 40 ans de flibuste.

     

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    Bibliographie :  Revue Avions et Pilotes des Editions Atlas

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  • Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des MarinesIntroduction

    Qui n'a pas vu la série "Les têtes brûlées" avec pour héros, Robert Conrad dans le rôle de Greg Pappy Boyington, commandant d'une escadrille de Marines, durant la deuxième guerre mondiale, dans le Pacifique. Cet anti-héros, un peu porté sur la bouteille et les jolies filles, qui se joue de la hiérarchie militaire, qui va constituer une escadrille de "bras cassés", tous condamnés devant les tribunaux militaires et qui vont devenir les terreurs du pacifique sud. D'ailleurs l'escadrille prendra comme appellation "The Blacks Sheeps", en français, les moutons noirs.

    Alors, la série est romancée, certes, mais le héros a existé et l'escadrille également, et nous allons voir que l'histoire n'est finalement pas très loin de la série télévisée qui est tirée du livre du vrai Greg Pappy Boyington, Baa Baa black sheep.

     

     

    Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des MarinesLe Héros

     Grégory Boyington est né le 4 décembre 1912 à Coeur d'Alène en Idaho. D'origine Sioux, il rejoint le Corps des Marines en 1936 et devient pilote de chasse. Ses frasques l'obligent à démissionner. Il faut dire qu'il n'a pas vraiment le sens de la hiérarchie, est plutôt porté sur la bouteille, les filles et les boites de nuit. Dès qu'il peut faire le coup de poing sur des membres de la police militaire, il ne se fait pas prier. En 1940, il rejoint l'équipe de mercenaires américains du général Chennault au sein des tigres volants, en Chine, afin de combattre les Japonais. Là il va examiner de près les tactiques de l'aviation de chasse Nippone et être crédité de 6 victoires. Suite à l'attaque de Pearl Harbor, et ayant un différent d'ordre financier avec Chennault, il quitte les tigres volants et rejoint à nouveau les Marines.

     

    Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des MarinesLe VMF-214

    Son indiscipline fait qu'il ne reçoit aucune affectation puis en 1942, il effectue un tour d'opération sans rencontrer un seul ennemi. Il veut prendre en compte une escadrille afin de mettre à profit son expérience. Il va donc "magouiller" une "mise en quarantaine" virtuelle pour cause de suspicion de Malaria, du VMF 214 qui est alors commandé par un certain Major Ellis, alors qu'elle se trouve au repos sur une base arrière. Cette escadrille vient d'être transformée sur Corsair. Greg Boyington va obtenir du commandement, de poursuivre le travail de cette escadrille et arrive à le convaincre qu'il peut trouver des pilotes pour cette tâche. C'est là qu'il va recruter les seuls pilotes libres, à savoir des militaires pour la plupart, au sol pour faits d'indisciplines, d'où l'appellation de l'unité "Blacks Sheeps", les moutons noirs

    L'unité rejoint Munda (Nouvelle Géorgie) à la mi-septembre 1943 et Greg Boyington a tôt fait de remettre l'unité sur pied. La première mission eut lieu le 16 septembre lors d'une escorte de bombardier sur Baliale, au cours de laquelle le squadron se retrouva au beau milieu de quarante chasseurs japonais. Boyington  sera crédité de 5 victoires ce jour là et deviendra le premier as en un jour, sur Corsair.

    Dès les quatre premières semaines de leur tour d'opérations sur Kahili, les Blacks Sheeps affichèrent 47 victoires confirmées. Le VMF-214 fut le squadron qui eut le plus de succès pendant tout le mois de septembre 1943. Après une période de repos, le VMF-214 se rend sur Vella Lavella pour leur troisième et dernier tour d'opérations. Boyington est alors âgé de 30 ans ce qui fait de lui le pilote le plus âgé du corps des Marines, d'où son surnom de Greg Pappy Boyington. Lors de ce troisième tour, il est désigné comme leader des attaques de la chasse alliée sur Rabaul. Il définit de nouvelles tactiques et disciplines qui furent expérimentées durant les deux jours précédant Noël 1943.

    Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des MarinesLe 23, une trentaine de victoires sur des avions japonais sont revendiquées, dont 12 par le VMF-214 et 4 par Boyington ce qui portait son score à vingt quatre. Alors qu'il recherchait à obtenir son 25ème drapeau, il fut atteint au réservoir et son appareil prit feu. Greg Pappy Boyington va pouvoir s'éjecter. La meute de japonais passa le quart d'heure suivant à mitrailler Boyington qui s'est maintenu à la surface grâce à son gilet de sauvetage. Blessé, il est récupéré peu avant la tombée de la nuit par un sous marin japonais et il est fait prisonnier.

     

    Les japonais ne signalèrent jamais cette prise et Greg Pappy Boyington fut porté disparu. Il reçu, à titre posthume, la médaille d'honneur, la plus haute distinction américaine.

    20 mois plus tard, il fut libéré et élevé au rang de colonel et rendu à la vie civile. Il écrit alors ses mémoires dans le livre Baa Baa Black Sheep dont la série "Les têtes brûlées" est inspirée. Il meurt en janvier 1988 d'un cancer, à Fresno en Californie. Des obsèques militaires sont organisées en son hommage au cimetière national d'Arlington où il est enterré, non loin du boxeur Joe Louis.

    Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des Marines

    Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des Marines          Greg "Pappy" Boyington - Le mouton noir des Marines

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